Questions qu'on me pose
J’ai déjà plus de demandes que d’heures. Pourquoi un site ?
Alors ne le faites pas pour en recevoir plus, faites-le pour trier. Une page qui dit noir sur blanc que vous ne vous déplacez pas pour un luminaire à changer, que le contrôle périodique passe par un contrôleur indépendant, et que les rénovations sont prises jusqu’en janvier, écarte une partie des appels avant qu’ils n’arrivent au téléphone. La page existe avant que vous ayez payé quoi que ce soit : ouvrez-la d’une seule main, l’autre tenant une lampe, et regardez si votre numéro part sans faire défiler. Et si vous ne cherchez ni tableau ni borne, et que la camionnette est déjà chargée à 7 h, il n’y a rien à aller chercher — je vous le dis à ce moment-là, pas après.
Je n’ai pas de photos, mon travail finit dans les murs.
C’est la vraie difficulté du métier : le menuisier photographie sa cuisine, vous refermez une porte de tableau. On prend donc ce qui se voit — un tableau étiqueté ligne par ligne juste avant fermeture, un chemin de câbles rangé, une borne posée, un coffret avant/après. Trois photos au téléphone en fin de chantier suffisent, et un tableau propre parle plus à une régie qu’un paragraphe.
Ça va m’amener des gens qui veulent juste un prix au téléphone ?
Une partie, oui, et aucun site n’empêche complètement ça. Ce qu’on peut faire, c’est écrire les trois choses qui changent le prix et qui ne se devinent pas au téléphone : prise en applique ou à encastrer, mur en brique ou en béton armé, et alimentation à tirer depuis le tableau ou reprise sur une boîte de dérivation existante. Celui qui a lu ça ne demande plus « c’est combien, une prise » : il envoie une photo du mur et du tableau, et vous répondez en deux lignes. Les autres appellent quand même, mais vous les renvoyez à la page au lieu de refaire l’explication debout dans un couloir.
Qui va s’occuper du site ? Je rentre à 19 h et j’ai encore les rapports d’heures.
Rien là-dedans ne demande d’entretien : votre numéro d’autorisation d’installer, votre zone, vos semaines de piquet et vos prestations ne changent pas d’un mois à l’autre. Ce qui bouge, c’est deux ou trois choses par année — une commune ajoutée, un apprenti engagé, une borne d’un type que vous n’aviez pas encore posé — et là vous m’envoyez la photo prise au moment de refermer le tableau, je la mets en ligne le lendemain. Entre deux chantiers vous n’y touchez pas, et ça ne vient pas s’ajouter à la pile du vendredi soir.